Qualité de peau
Acné
Acné de l'adulte et rosacée : deux affections souvent confondues
L'acné n'est pas réservée à l'adolescence. Chez l'adulte, elle peut persister, réapparaître après plusieurs années d'accalmie ou se manifester pour la première fois, en particulier chez la femme. Elle associe le plus souvent une composante active (poussées inflammatoires, imperfections) et, à plus long terme, des cicatrices résiduelles.
Ces deux situations ne relèvent pas des mêmes techniques ni du même degré d'urgence, ce qui justifie une évaluation distincte lors de la consultation.
Les boutons du visage chez l'adulte ne correspondent pas toujours à une acné. Une rosacée débutante peut présenter un aspect très proche, alors que son mécanisme, son évolution et son traitement sont différents. C'est pourquoi la première consultation repose avant tout sur un diagnostic précis avant toute proposition de traitement.
Ce que la médecine esthétique peut traiter (et ses limites)
La médecine esthétique peut accompagner certaines formes d'acné adulte, notamment sur le plan de la composante inflammatoire légère à modérée et des cicatrices résiduelles. Elle agit en complément d'une bonne hygiène cutanée et, lorsque nécessaire, d'un traitement de fond.
Quand une orientation dermatologique reste nécessaire
L'acné sévère, kystique ou très inflammatoire relève d'une prise en charge dermatologique ou médicale de fond, et non d'un traitement esthétique isolé. Lors de la consultation, le Dr Marion Dumont évalue la sévérité de l'acné et oriente, si nécessaire, vers un avis dermatologique avant d'envisager tout geste esthétique complémentaire.
Les techniques utilisées par le Dr Dumont
Selon la composante prédominante, plusieurs techniques peuvent être proposées : la LED, pour son action sur la composante inflammatoire, les peelings, pour la texture et les imperfections superficielles, et le microneedling, pour l'atténuation progressive des cicatrices. Ces techniques peuvent être utilisées seules ou associées, selon le plan de traitement défini en consultation.
La rosacée
La rosacée est une maladie inflammatoire chronique du visage, fréquente chez l'adulte. Elle associe différents signes selon les patients : rougeurs persistantes, bouffées vasomotrices, petits vaisseaux visibles (couperose) et parfois des boutons inflammatoires pouvant faire évoquer une acné.
Contrairement à l'acné, la rosacée ne s'accompagne pas de comédons (points noirs ou points blancs) et touche préférentiellement les joues, le nez, le menton et le front. Les poussées peuvent être favorisées par le soleil, les variations de température, les boissons chaudes, l'alcool, les aliments épicés ou encore le stress.
Le diagnostic est réalisé lors de la consultation, car la prise en charge diffère de celle de l'acné.
Lorsque la maladie est active, un traitement médical peut être nécessaire afin de contrôler l'inflammation. La médecine esthétique intervient ensuite en complément pour améliorer les différentes composantes de la rosacée selon les besoins. Selon l'examen clinique, plusieurs approches peuvent être proposées :
- LED, en complément de la prise en charge des poussées inflammatoires.
- Traitement vasculaire, lorsque prédominent les rougeurs persistantes et les petits vaisseaux apparents (voir la page consacrée à la couperose).
- Polynucléotides, dans certaines situations, afin d'améliorer progressivement la qualité des tissus et de renforcer la fonction barrière de la peau, lorsque l'inflammation est contrôlée.
Chaque plan de traitement est personnalisé. L'objectif est d'améliorer durablement la qualité de peau tout en respectant le caractère chronique de cette maladie, qui nécessite souvent une prise en charge au long cours.
Acné active de l'adulte

L'acné active de l'adulte se manifeste par des poussées inflammatoires (papules, pustules) et des imperfections récidivantes, le plus souvent localisées sur le bas du visage, la mâchoire et le cou. Elle touche particulièrement les femmes adultes, avec des poussées parfois rythmées par le cycle hormonal.
Plusieurs facteurs peuvent favoriser son apparition ou son entretien : variations hormonales, stress, certains cosmétiques comédogènes, ou encore l'arrêt d'une contraception. Ces facteurs sont recherchés lors de l'interrogatoire médical, car ils orientent la prise en charge.
Lorsque l'acné reste légère à modérée, la médecine esthétique peut accompagner la prise en charge, en complément d'une routine cutanée adaptée. Dans les formes plus marquées ou kystiques, un traitement dermatologique de fond reste la priorité, la médecine esthétique intervenant alors en complément et non en remplacement.
Selon la composante prédominante, plusieurs approches peuvent être envisagées :
- LED : une action douce sur la composante inflammatoire des poussées, en complément d'une routine adaptée.
- Peelings : un renouvellement cutané superficiel, utile sur la texture et certaines imperfections.
Cicatrices d'acné

Les cicatrices d'acné apparaissent le plus souvent après des poussées inflammatoires marquées ou prolongées. Elles peuvent prendre plusieurs formes : des creux plus ou moins profonds (cicatrices atrophiques), ou des marques pigmentaires résiduelles qui s'estompent en général avec le temps, plus rarement des cicatrices en relief.
La nature exacte de la cicatrice conditionne le choix du traitement le plus adapté. Lors de la consultation, le Dr Marion Dumont évalue le type, la profondeur et l'ancienneté des cicatrices afin de proposer une prise en charge personnalisée.
La prise en charge des cicatrices n'est envisagée qu'une fois l'acné stabilisée, afin d'éviter que de nouvelles lésions inflammatoires ne compromettent les résultats obtenus.
Une prise en charge par médecine esthétique peut alors être envisagée, avec une action progressive sur le relief et la qualité des tissus cicatriciels au fil des séances. Selon le type et la profondeur des cicatrices, plusieurs approches sont possibles, seules ou en association :
- Microneedling : se pratique en série de 3 à 6 séances, espacées de 4 à 6 semaines.
- Polynucléotides : protocole le plus souvent réalisé en 2 séances, espacées d'un mois.
Le résultat sur une cicatrice d'acné reste toujours progressif et partiel : ces techniques visent une atténuation, pas une disparition complète, en particulier sur des cicatrices anciennes ou profondes.
Techniques associées
Questions fréquentes
La médecine esthétique peut-elle remplacer un traitement dermatologique de l'acné ?
Non, pas dans les formes sévères ou kystiques, qui relèvent d'une prise en charge dermatologique ou médicale de fond. La médecine esthétique intervient en complément, notamment sur la texture, les imperfections superficielles ou les cicatrices, une fois la composante inflammatoire évaluée en consultation.
Peut-on traiter l'acné active et les cicatrices en même temps ?
Non, pas en même temps. La prise en charge des cicatrices n'est envisagée qu'une fois l'acné stabilisée, afin d'éviter que de nouvelles lésions inflammatoires ne compromettent les résultats obtenus : certaines techniques, comme le microneedling, sont d'ailleurs déconseillées sur une peau en poussée inflammatoire active. Le Dr Dumont établit un plan de traitement qui respecte cet ordre, en traitant d'abord la composante active avant de s'attaquer aux cicatrices.
Combien de séances faut-il pour atténuer des cicatrices d'acné ?
Le nombre de séances dépend du type et de la profondeur des cicatrices. Une amélioration progressive est généralement observée au fil d'une série de séances de microneedling, dont le rythme est précisé en consultation.
L'acné adulte a-t-elle les mêmes causes que l'acné de l'adolescence ?
Pas toujours. Chez l'adulte, les variations hormonales, le stress ou certains produits cosmétiques jouent souvent un rôle plus marqué. Ces facteurs sont recherchés lors de l'interrogatoire médical, car ils orientent la prise en charge proposée.
Les rougeurs associées à mon acné relèvent-elles du même traitement ?
Pas nécessairement. Une composante de rougeurs diffuses ou de sensibilité vasculaire peut s'associer à l'acné sans en faire partie au sens strict. Cette composante fait l'objet d'une évaluation et d'une prise en charge spécifiques, détaillées sur la page consacrée à la couperose.