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Corps et silhouette

Transpiration excessive

Description de la technique

Le principe de l'action sur les glandes sudoripares

Le traitement de la transpiration excessive repose sur l'injection de toxine botulique dans le derme superficiel de la zone concernée. La toxine bloque localement la libération d'un messager chimique, l'acétylcholine, au niveau des terminaisons nerveuses qui stimulent les glandes sudoripares eccrines.

Privées de ce signal, ces glandes réduisent nettement leur production de sueur sur la zone traitée, pendant plusieurs mois, le temps que les terminaisons nerveuses se régénèrent progressivement.

La toxine botulique est un médicament utilisé dans plusieurs indications médicales. Pour l'hyperhidrose, le produit, la dose et la technique d'injection répondent à un protocole spécifique. Les unités des différentes spécialités de toxine botulique ne sont pas interchangeables.

Une prise en charge qui débute par un diagnostic

Une transpiration excessive peut être primaire, c'est-à-dire idiopathique et localisée sans cause identifiée, le plus souvent au niveau des aisselles. Elle peut aussi être secondaire à une autre cause médicale, qui nécessiterait une orientation différente.

Une transpiration récente, généralisée, nocturne ou associée à d'autres symptômes peut conduire à rechercher une cause médicale, médicamenteuse ou hormonale avant d'envisager un traitement local.

L'évaluation initiale peut également prendre en compte :

  • le caractère bilatéral et symétrique ;
  • l'âge de début ;
  • les circonstances de survenue ;
  • les traitements en cours ;
  • le retentissement social, professionnel et vestimentaire.

Le Dr Marion Dumont interroge le patient sur l'ancienneté, la localisation et les circonstances de la transpiration excessive. Un test de Minor, réalisé à l'aide d'iode et d'amidon, peut être utilisé pour visualiser et délimiter la zone de transpiration la plus importante. Il n'est pas systématiquement nécessaire.

Indications

Hyperhidrose axillaire

Le traitement par toxine botulique s'adresse aux patients présentant une transpiration excessive des aisselles, appelée hyperhidrose axillaire, lorsqu'elle entraîne une gêne importante dans la vie quotidienne, sociale ou professionnelle et reste insuffisamment contrôlée par les traitements locaux.

L'indication est confirmée lors de la consultation après avoir évalué l'ancienneté et l'intensité de la transpiration, son retentissement ainsi que les traitements déjà utilisés. Une transpiration récente, généralisée, nocturne ou accompagnée d'autres symptômes peut nécessiter la recherche préalable d'une cause médicale, médicamenteuse ou hormonale.

Le traitement proposé par le Dr Marion Dumont concerne exclusivement les aisselles. Les hyperhidroses des mains, des pieds ou d'autres régions du corps ne sont pas traitées selon ce protocole.

Contre-indications et précautions

  • Grossesse et allaitement
  • Maladie neuromusculaire (myasthénie, syndrome de Lambert-Eaton)
  • Infection cutanée active sur la zone à traiter
  • Trouble de la coagulation non stabilisé
  • Allergie connue à la toxine botulique ou à l'un de ses composants
  • Traitement par aminosides ou autre médicament susceptible d'interférer avec la transmission neuromusculaire
  • Antécédent de dysphagie, de faiblesse neuromusculaire importante ou de réaction à une toxine botulique

Ces éléments sont systématiquement recherchés lors de la consultation préalable, afin de confirmer que ce traitement est adapté à la situation du patient.

Déroulement de l'acte

Avant la séance

La consultation initiale permet de confirmer le diagnostic d'hyperhidrose, d'écarter une cause secondaire nécessitant une autre prise en charge, et éventuellement de réaliser un test de Minor, à l'aide d'iode et d'amidon, pour délimiter précisément la zone à traiter.

La séance

Plusieurs points d'injection sont répartis de façon régulière sur l'ensemble de la zone délimitée, à l'aide d'une aiguille très fine. Une crème anesthésiante peut être appliquée au préalable sur les zones les plus sensibles. La séance reste brève et généralement bien tolérée.

Après la séance

La reprise des activités habituelles est immédiate. Il est recommandé d'éviter une activité physique intense dans les heures qui suivent l'injection. La diminution de la transpiration s'installe progressivement au cours des jours suivants, avec un effet complet généralement atteint en une à deux semaines.

Risques et suites

Suites normales

  • Petites papules ou rougeurs transitoires au niveau des points d'injection.
  • Sensibilité locale possible pendant quelques jours.
  • Reprise immédiate des activités habituelles.
  • Diminution progressive de la transpiration, perceptible dans les jours suivant l'injection, avec un effet complet généralement installé en une à deux semaines.

Risques et complications possibles

  • Douleur ou sensibilité au niveau des points d'injection.
  • Hématome (rare).
  • Augmentation de la transpiration sur une autre zone du corps, rapportée chez certains patients.
  • Faiblesse musculaire localisée transitoire en cas de diffusion vers un muscle proche (exceptionnelle à cette localisation).
  • Réaction allergique (rare).

Tout acte médical comporte des risques. Ils sont systématiquement abordés lors de la consultation préalable, avant toute décision.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l'effet du traitement ?

L'effet dure généralement entre 4 et 9 mois selon les patients, avant que la transpiration ne retrouve progressivement son niveau initial. Une nouvelle injection peut alors être proposée si le résultat est toujours souhaité.

Le traitement est-il douloureux ?

Les injections sont réalisées avec de très fines aiguilles, réparties sur la zone concernée. La sensation ressentie est le plus souvent décrite comme des picotements brefs, bien tolérés par la majorité des patients.

Existe-t-il un risque de transpiration compensatoire ailleurs sur le corps ?

Ce phénomène a été rapporté chez certains patients. S'il survient, il est généralement discret et transitoire.

Faut-il un diagnostic avant de traiter une hyperhidrose ?

Oui, systématiquement. La consultation permet de distinguer une hyperhidrose primaire, idiopathique, d'une transpiration excessive liée à une autre cause médicale, qui relèverait d'une prise en charge différente.

Le traitement est-il définitif ?

Non. L'effet de la toxine botulique s'atténue progressivement avec le temps, à mesure que les terminaisons nerveuses se régénèrent. Un traitement d'entretien peut être proposé pour maintenir le résultat dans la durée.

Zone(s) concernée(s)

Rendez-vous

Le Dr Dumont vous reçoit à Metz